Les jardins muraux prennent leur envol en Allemagne lors du mouvement des « cités-jardins », les piliers de cette philosophie étant la végétalisation avec des plantes grimpantes et l’autosuffisance alimentaire à travers la culture d'arbres fruitiers en espalier. Aujourd’hui encore il est possible de voir des espaliers de cette époque dans les quartiers construits à Jena, Weimar, Leipzig et ailleurs. Les grilles d'espalier à mailles carrées sont emblématiques de cette époque.
Le concept des cités vertes se répand en Allemagne, d’abord exclusivement à travers le style néo-germanique, et ensuite lors de la construction de milliers d’habitations individuelles (financées par les multitudes de nouvelles institutions financières spécialisées dans les constructions), ainsi que lors de la construction des premiers HLM allemands. Des treillages d'espaliers ornementaux sont souvent installés sur les bâtiments. Cette idée est également mariée au style international.
La vague de végétalisation ralentit quand il devient clair que roses et clématites nécessitent un entretien et une taille régulière, tout comme les fruitiers en espalier, qui peut de temps auparavant étaient encore très en vogue. La deuxième guerre mondiale stoppe net le mouvement de végétalisation et renvoie les jardins muraux des dizaines d’années en arrière. La végétalisation des constructions devint un thème marginal jusqu’à l’avènement du mouvement écologiste.