À peine croyable mais vrai : la végétation peut aider à assécher les murs humides ! Sans pouvoir remplacer un système moderne et approprié d’assèchement, la végétation peut du moins y contribuer… À prendre en compte lors de la rénovation d’un bâtiment !
Les murs des vieux bâtiments par exemple étaient à peu près secs tant que la vigne ou les espaliers y croissaien. Les plantes grimpantes sèchent les fondations, ce qui a été utilisé de façon consciente lors de l’installation de plantes dans le temps. Un pied de vigne a besoin plus de 300 litres d’eau pour former 1 kg de matière sèche, soit env. 2 kg de bois ou 10 kg de fruits. Dans le cas d'une végétalisation de façade, c'est-à-dire sur des murs chauds, cette valeur devrait probablement passer à environ 500 litres en raison de l'évaporation accrue !
Grâce à leurs racines superficielles très ramifiées, elles absorbent d'abord l'eau de pluie, de sorte que celle-ci ne peut généralement même pas pénétrer en profondeur dans le sol. Leurs racines profondes permettent ensuite de capter l'humidité située plus en profondeur. Les vignes possèdent une « force d'aspiration » particulièrement élevée, ou une « force racinaire » importante, qui s'élève à environ 16 bars selon les mesures. À titre de comparaison, le blé n'atteint ici que 10 bars. Les vignes sont ainsi capables d'extraire et d'aspirer l'eau même d'un sol déjà largement asséché. Si un endroit est desséché, les racines y dépérissent et poussent vers une nouvelle source d'humidité....
La végétalisation des façades pour assécher les bâtiments : cela peut également être un argument pour convaincre les autorités chargées de la protection des monuments historiques d'autoriser la végétalisation, si celles-ci ont du mal à donner leur accord...

Les « maisons des sept frères » avec leurs treillis de vigne en 1921 à Postelwitz / Bad Schandau / Saxe, © Deutsche Fotothek / Walter Hahn
Dans la plupart des exemples, il est frappant de constater qu'il n'y a pas de « plateau d'arbres » ou d'autres éléments similaires pour l'irrigation, ce qui montre que les plantes concernées puisent leur eau uniquement dans le sous-sol.